Le plan de protection de l’atmosphère (PPA) de la préfecture de l’Isère ne convainc pas les élus grenoblois.
Bras de fer entre la municipalité de Grenoble et la préfecture sur la question de la qualité de l’air. Le maire de Grenoble, Eric Piolle, a annoncé hier, jeudi 23 février, avoir déposé un recours le 16 février dernier au tribunal administratif pour demander l’annulation et la récriture du PPA validé par le préfet de l’Isère en décembre.
Ce plan concerne 297 communes iséroises et 850 000 habitants du territoire. Il doit définir des objectifs pour s’assurer que les concentrations en polluants atmosphériques se situent bien en dessous des seuils fixés par l’Union européenne.
Les élus grenoblois accusent le texte de ne pas être « à la hauteur » des enjeux de santé publique. En mars dernier déjà, la Ville avait rendu un avis défavorable sur ce plan. La municipalité avait pointé des incohérences dans les chiffres publiées et un manque d’objectifs concrets pour améliorer significativement la qualité de l’air à Grenoble. Selon la municipalité, le PPA ne permettrait pas d’attendre les seuils recommandés par l’OMS.
Pour la première fois, une collectivité attaque l'Etat en justice pour son inaction en matière de lutte contre les polluants atmosphériques.
— Éric Piolle (@EricPiolle) February 23, 2023
La @VilledeGrenoble pointe l'insuffisance du plan de protection de l'atmosphère de l'Etat local. pic.twitter.com/dtqWz9vG4R
Si depuis 30 ans, la qualité de l’air s’améliore à Grenoble, la situation n’est pas encore optimal, notamment dans les établissements scolaires de la ville, qui sont tous soumis à la pollution selon l’OMS. En août 2021 déjà, l’Etat avait été condamné pour avoir pris des mesures « suffisantes » pour améliorer la qualité de l’air à Grenoble.
Par Thomas Bantchik