Dégradations et débordements du 17 octobre : 10 personnes jugées en comparution immédiate

En tout, une soixantaine de personnes ont été interpellées en marge de la mobilisation. 

Les débordements et les pillages en marge de la mobilisation du 17 octobre ont laissé des traces un peu partout en France dont certaines grandes métropoles comme Grenoble. Selon les données de la Préfecture de l'Isère, 58 personnes ont été interpellées ce samedi dans la Capitale des Alpes. Dix d'entre eux sont jugés ce lundi 19 octobre en comparution immédiate par le tribunal correctionnel de Grenoble. Leur audience commence à 13h30. En parallèle, des personnes vont manifester leur soutien devant le Palais de Justice de Grenoble. 

Les séquelles se font aussi ressentir au niveau des transports en commun. La circulation des tramways dans le centre-ville est perturbé. Cela concerne les lignes de A à E. "L’état des rails, des arrêts ou de la voirie ne permettent pas en effet d’exploiter normalement l’intégralité des lignes dans des conditions de sécurité acceptables pour les usagers, les salariés et les matériels" selon le réseau MTag. Les bus circulent, eux, normalement en ce début de semaine. 

Sur la route, des manifestants étaient présents sur l’autoroute A480 ce lundi matin à Grenoble. La circulation a été très perturbée au niveau de la sortie 3 Catane. Un barrage filtrant a été mis en place dans la matinée avant d’être enlevé aux environs de 8 heures. Selon le Dauphiné Libéré, une vingtaine de manifestants présents ont brûlé des poubelles.

Face aux dégradations qui ont touché des bâtiments institutionnels ce week-end (mairie de Limoges, office de Tourisme de Lyon, intrusion dans la mairie de Marseille, entrée dans la résidence de la préfète de la Gironde), un appel à un rassemblement a été lancé par l'AMF, l'Association des Maires de France à midi, devant toutes les mairies de l'Hexagone. 

Par Axel Gambaracci